• Qui est cet inconnu capable d´en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu´antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu´il n´a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l´homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l´isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d´illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

  • Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions. L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout. Un Indridason grand cru! Ce roman a reçu le Prix Clé de Verre 2003 du roman noir scandinave et le Prix CWA Gold Dagger 2005 (Grande-Bretagne).

  • Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l´on n´oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de

  • « Un livre instructif, subtil, doté de personnages splendides et d´une intrigue remarquable... Willis au sommet de son art. » Michael Moorcock 2060, le point de départ des voyages dans le temps. Des divergences avec les archives historiques semblent indiquer que quelqu´un a modifié le passé et changé l´issue de la Seconde Guerre mondiale. La théorie selon laquelle on peut observer le passé sans jamais l´altérer paraît tout à coup sur le point de s´écrouler. À Oxford, le directeur de thèses des historiens, M. Dunworthy, le jeune Colin Templer et son amie Polly livrent un combat acharné contre le temps...

  • La Seconde Guerre mondiale vit près de trois mille navires anglais envoyés par le fond. Embarqué sur la Rose des Vents, joli nom pour y vivre l´enfer, Nicholas Monsarrat relate dans La Mer cruelle la longue et véridique histoire d´un océan, de deux navires et d´environ cent cinquante hommes pris dans la plus furieuse des batailles qui fut jamais livrée en mer. Il le fait sans emphase mais sans rien édulcorer, décrit l´insoutenable souffrance des équipages trempés par l´eau salée et révèle un univers teinté d´humanité et d´horreur. Rejet, fascination et dégoût sont les maîtres mots pour dépeindre ces flots sans âme, traîtres aux hommes et pourvoyeurs d´orphelins...

    « Le roman le plus juste sur la Seconde Guerre mondiale. » Philippe Lançon. Charlie Hebdo.

    Né à Liverpool en 1910, Nicholas Monsarrat, qui voulait devenir avocat, s´installe à Londres avant de se consacrer à la littérature et de rédiger ses premières nouvelles. Bien que pacifiste, il entre à vingt-neuf ans dans la Royal Naval Volunteer Reserve durant la Seconde Guerre mondiale et il écrit, la paix revenue, quelques romans inspirés de son expérience, comme Le bateau qui mourait de honte et Pirates en dentelle. Nicholas Monsarrat reste surtout connu pour La Mer cruelle, publié en 1951, dont le succès fut retentissant. Il s´est éteint à Londres en 1979.

  • 1943, campagne d´Italie. Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, s´engagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. C´est l´occasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de l´histoire néo-zélandaise.

    Bien plus qu´un récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice,de famille, de fratrie et d´amour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • Dans ce livre qui complète une série d'études menées sur la culture durant l'époque nazie, l'historien Michael Kater suit le parcours de huit compositeurs très différents les uns des autres, auscultant le comportement d'artistes qui avaient déjà, au moment de l'avènement de Hitler en 1933, une réputation dans la sphère musicale allemande et internationale. Son étude minutieuse, qui s'appuie sur une documentation en partie inédite, d'une exceptionnelle richesse, suit la trajectoire de personnalités qui choisirent ou bien la collaboration et l'opportunisme, ou bien la résistance et l'exil. Dans la première catégorie, les deux compositeurs postromantiques, Strauss et Pfitzner, s'accommodèrent du pouvoir nazi au nom de la grande tradition germanique ; Hindemith partageait cette position, mais le modernisme qu'il avait incarné sous la République de Weimar suscitait un rejet qui le contraignit finalement à l'exil. Orff et Egk saisirent l'occasion de faire carrière et de représenter la nouvelle Allemagne par leurs oeuvres et leur activité. À l'opposé, Schoenberg et Weill, qui étaient juifs, prirent immédiatement le chemin de l'exil. Hartmann, enfin, cessa de composer, restant à l'écart de la vie publique jusqu'à la fin de la guerre. Ces huit destins croisés mettent cruellement en jeu les rapports entre l'esthétique et la politique, sur fond de lutte entre les Anciens et les Modernes.

  • Code Victoria

    Thomas Laurent

    Rochehauh, village perché, oublié de tous, où, selon un manuscrit médiéval, serait enfermé le Diable lui-même... Un sujet parfait pour Victor, journaliste, parti enquêter trois mois plus tôt. Mais Victor disparaît en montagne, et la gendarmerie le déclare mort. Sa compagne, Victoria, veut comprendre et décide de se rendre à Rochehauh. Rapidement, elle est obligée d'admettre que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi lui interdit-on l'accès au monastère ? Quel secret Victor avait-il découvert dans les pages du codex crypté ? Quel est cet inconnu qui la menace ?
    Entraînée dans un périlleux tourbillon, Victoria n'a d'autre choix que de découvrir la vérité. Sa vie en dépend...
    Code Victoria a reçu le Prix Découverte des Mines Noires 2019.

  • Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d´oeuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
    La cruauté du destin, le "fatalisme" (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu´on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.

  • « L'Amour sans visage est un récit autobiographique dont la structure est un peu comme celle d'un manège où tout tourbillonne. L'impulsion initiale est donnée par un événement dramatique et ineffaçable : à la sortie de l'école, un jour d'octobre 1942, c'est une autre main que celles de ses parents (« partis en voyage », lui dira-t-on) qui se saisit de celle d'une petite fille, et pour elle aussitôt, elle le comprend, tout bascule.
    Sauvée elle passera la guerre dans un village de l'ouest, où ceux qui l'ont recueillie tiennent un café. Cette plongée dans la campagne de la France occupée, et ce qui lui fera suite, dans la prime jeunesse comme à l'âge adulte, tout repose sur un puits de silence ? celui où ses parents ont disparu : le mouvement de ce livre est justement d'aller puiser à cette eau, de remonter de l'oubli vers la mémoire. » Jean-Christophe Bailly

  • La biographie complète en 136 pages et 300 illustrations de Leclerc, héros libérateur de la Seconde Guerre mondiale qui fut nommé maréchal de France à titre posthume. Toute son histoire est retracée dans cet ouvrage unique, de son enfance à sa mort en 1952, jalonnée de grands événements historiques et de succès personnels. La collection "Histoire" des Éditions Chronique regroupe toute une série d'ouvrages relatant le parcours des principales personnalités qui ont marqué leur époque à travers les siècles. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

  • L'histoire époustouflante d'un jeune séminariste plongé, à l'aube de la Seconde guerre mondiale, dans la sinistre légion de Hitler : les SS.
    Certaines vies attestent que la fiction peut parfois être largement dépassée par la réalité. La vie de

  • Mademoiselle Mengele... Pourquoi ce nom ? Les jeunes femmes choisies par le monstre d'Auschwitz lors de leur arrivée au camp étaient appelées « les filles de Mengele ». Elle a 20 ans quand la Seconde Guerre mondiale et le nazisme broient sa famille et son existence. Elle saura pourtant surmonter l'indicible. Au soir de sa vie, elle s'est confiée et a raconté son histoire, telle qu'elle demeurait dans ses souvenirs.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.


  • Le roman de Jacques Richard, un livre intense et vibrant, constitue à nos yeux une pièce importante de la littérature française contemporaine. ONLIT Editions le réédite aujourd'hui, avec une couverture illustrée par Solal Israel et une postface de René de Ceccatty.

    « Il a fait la guerre. Il était là-bas, à l'Est. À l'Est, on a fait ça, comme partout ailleurs. Peut-être que lui non. Mais il était présent. On est parfaitement sérieux quand on a dix-sept ans. On sait très bien ce qu'on fait. On sait ce que veut dire mépriser. Être méprisé. Haïr. On sait ce que veut dire tuer. On apprend comment il faut faire. On apprend à tuer. On apprend à aimer ça. »
    Né à Bruxelles en 1951, de père français et de mère flamande, Jacques Richard a passé son enfance en Algérie. Après avoir fait des études de musique et de peinture en Belgique, il s'est d'abord consacré à la peinture. Il a publié deux recueils de nouvelles et deux récits, dont Petit Traître, finaliste du prix Rossel 2012 et Prix Franz de Wever de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six

  • Synthèse fondamentale sur Léopold III, cette biographie retrace l´ensemble de la vie du plus controversé des rois des Belges.
    Le but de cet ouvrage n´est cependant pas d´enflammer une nouvelle fois les esprits. En replaçant le personnage dans un large contexte historique, les auteurs ont souhaité contribuer, de façon nuancée, à l´étude d´une période troublée de notre passé. Le règne de Léopold III a beau avoir été le plus court de notre dynastie, la polémique qui s´est développée à l´époque n´a pas d´équivalent dans notre histoire.
    De son éducation et de ses voyages d´études jusqu´aux années d´après-guerre, en passant par l´épineuse question royale, l´ouvrage traite, dans le détail, de la vie et du règne du quatrième roi des Belges.
    Comment le prince Léopold est-il préparé à sa tâche ? Est-il vraiment prêt lorsqu´il monte sur le trône en 1934 ? Quels faits marquants jalonnent son règne ? Pendant les années de guerre, quels sont les mobiles de ses choix politiques et pourquoi la communication est-elle si difficile avec le gouvernement belge de Londres ? Quelle multiplicité d´images a-t-on de ce roi controversé dans la Belgique d´après-guerre ? Quels sont les groupes et les organisations qui prennent sa défense ? Quelles sont les véritables causes de l´abdication ? Que fait-il ensuite ?
    Le livre ne se referme en effet pas sur la question royale. Au moment de son abdication, en 1951, Léopold n´a que 49 ans. Ses années d´après-règne, consacrées à l´ethnologie et à la photographie, sont donc également relatées dans ce livre.

    Cet ouvrage de référence, destiné au grand public, a été établi sur la base d´archives très diversifiées et souvent inédites, et rédigé par des historiens belges, aussi bien francophones que néerlandophones.

    Contributions de : Francis Balace, Vincent Dujardin, Michel Dumoulin, Emmanuel Gérard, Gustaaf Janssens, Pieter Lagrou, Paul Servais, Mark Van den Wijngaert, Herman Van Goethem, Jean Vanwelkenhuyzen, Laurence van Ypersele, Jan Velaers et Étienne Verhoeyen.

  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Bacau, Moldavie, années 1930. Les jours paisibles de la famille Lipan vont bientôt prendre fin. Le roi Carol, vénal et corrompu, solde la Roumanie aux Russes et aux Allemands avant d'abdiquer. L'été 1941, les alliances se déchirent, et la Roumanie, aux côtés de l'Allemagne, déclare la guerre au communisme arrivé à ses frontières. Ecaterina a quatorze ans, et son entrée forcée à l'internat n'est rien face aux horreurs qui l'attendent. Car après les combats, un coup d'État communiste installe une dictature qui sévira plus de quarante ans...

  • Été 1938. À Houlgate, station balnéaire du Calvados, une dame du meilleur monde s´éprend d´un séduisant employé saisonnier. En septembre 1939, le jour même de la déclaration de guerre, un pêcheur retrouve le corps de la malheureuse, abandonné sur la plage au voisinage du kursaal. L´enquête démarre dans l´ambiance de la « drôle de guerre », ralentie par l´absence de nombreux hommes mobilisés. Des difficultés supplémentaires vont se présenter avec l´arrivée des troupes d´Occupation en juin 1940. La victime ayant eu antérieurement à son service une jeune Allemande, la possibilité d´une affaire d´espionnage vient en outre compliquer la donne. Enfin la petite Simca de la victime avait été volée la nuit du drame, peut-être en relation avec le meurtre. Beaucoup de pistes donc seront passées au crible avant que soit enfin faite la lumière complète...

  • Après la Seconde guerre mondiale, les tabous ne disparurent pas. C´était l´époque où les filles mère étaient mises au ban de la société. Ces enfants nés de père considéré comme « inconnu » n´étaient reconnus par leur mère que longtemps après leur naissance, voire jamais. Philippe Duhamel fut l´un de ces enfants nés au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Il ne connut jamais son père et ne fut reconnu par sa mère qu´à l´âge de quatre ans au moment où celle-ci trouva un mari qui put donner un nom à son fils.

  • Pendant sept ans, Louis Suarez a vécu les tourments du second grand conflit mondial. Sept années au cours desquelles il a d'abord subi les mois d'attente de la « drôle de guerre » et les tragiques semaines du désastre de mai 1940, de la Blitzkrieg, de l'effondrement de la France et de la débâcle ; puis il a connu les années d'exil et de captivité dans un camp de Prusse Orientale - Stalag 1B à Hohenstein - et le travail en commando dans un grand domaine agricole allemand. Il a enfin survécu à trois mois de terreur dans le piège des atrocités et des crimes que les « libérateurs » soviétiques infligèrent à la population civile et aux prisonniers alliés dans les territoires d'Europe de l'Est.

  • Fin 1943, après deux ans de combats lointains et relativement indolores pour les États-Unis, la population américaine qui, jusque-là, soutenait inconditionnellement la décision d'intervenir dans la Deuxième Guerre mondiale, est soudainement frappée d'effroi. La cause de ce vacillement: les violentes images tournées lors de la bataille de Tarawa. La prise de ce minuscule atoll du Pacifique se fait de justesse, en trois jours, au prix de 1 000 morts et de 2 000 blessés du côté américain seulement. C'est le premier carnage essuyé par les boys depuis leur entrée en guerre et c'est aussi la première fois qu'une équipe de cameramen de l'armée filme les combats... et les cadavres.

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