Jean-François Beauchemin

  • Le livre Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d´une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l´amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l´incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
      L'auteur Né en 1960 à Drummondville, au Québec, Jean-François Beauchemin travaille d´abord comme rédacteur puis comme réalisateur à Radio-Canada, avant de publier des romans. En 2004 paraît Le Jour des corneilles, récompensé par le prix France-Québec. La même année, il est terrassé par une violente maladie qui le plonge dans le coma. À la suite de ce face-à-face avec la mort, il écrit La Fabrication de l´aube (prix des Libraires 2007 au Québec), récit autobiographique dans lequel il raconte ce qu´il considère comme une résurrection et sa conversion spirituelle.

  • Prix des libraires du Québec 2007, par l'auteur du roman Le Jour des Corneilles « Le plus extraordinaire ne fut pas de mourir, mais plutôt d´émerger finalement de ce sommeil d´outre-tombe, en somme de revenir à la vie, alors que tout annonçait ma perte

  • « Jean-François Beauchemin prouve qu'il fait partie de ceux qu'on peut appeler les écrivains naturels. Rien de poussif, d'outrancier ou de maniéré dans son style; au contraire, c'est dans la plus grande simplicité que Beauchemin arrive à soutirer de son quotidien l'essentielle matière romanesque. »
    Candide Proulx, Voir

    « On est loin de l'encensement du banal, du témoignage du plat. On est dans l'écriture, la littérature.»
    Danielle Laurin, Le Devoir

    « C'est dans sa description de la fin de la vie de son père hospitalisé que Beauchemin est le plus touchant [...] Bouleversant. »
    Journal de Montréal

    « L'auteur réaffirme son talent tout personnel dans ce roman touchant à l'écriture limpide [...] Un hommage à la famille, à l'enfance et à la beauté de la vie. »
    Monique Lepage, La Semaine

    « Un auteur accompli dont les oeuvres sont teintées de chaleur humaine, d'émotion à fleur de peau. À chaque lecture, une paix, la sincérité empreint le lecteur. On ne peut que sourire à la fin. »
    Linda Newman, CHOD 92,1 FM- La communauté en direct

    « Jean-François Beauchemin ajoute une pierre à une oeuvre qui occupe décidément une place à part dans notre littérature. »
    Tristan Malavoy-Racine, Voir

    « * * * * [...] Du grand art, encore une fois! »
    Tristan Malavoy-Racine, Voir

    « Merci à l'auteur pour cette belle écriture et ces phrases lumineuses qu'on épinglerait partout pour se les rappeler lorsqu'on est las. »
    Jocelyne Vachon, Le Libraire.

    « Une fois encore, sa langue m'a happé. La langue de Jean-François Beauchemin a quelque chose de splendide. »
    Tristan Malavoy-Racine, Voir

    « [Lire Beauchemin] demande une certaine exigence, mais une fois qu'on l'a traversé, on en retient tellement, il nous en reste tellement... Je dirais que c'est parmi les livres qui nous aident à vivre. »
    Tristan Malavoy-Racine, Voir

    « C'est très habile, très réussi. »
    Tristan Malavoy-Racine, Voir

    « C'est parfois drôle, souvent touchant [...] Ceux qui acceptent de suivre le narrateur dans ses multiples réflexions seront comblés. L'auteur a trouvé une façon originale de raconter en utilisant la plupart du temps le nous. »
    Donald Alarie, CFNJ 99,1 - Une histoire à l'oreille

    « [...] une écriture savoureuse, qui nous invite à relire des passages dès la première lecture. Rompu à la beauté, à la profondeur, à une autre sensibilité, Beauchemin nous réapprend à voir. »
    Marie-Ève Sévigny, Entre les lignes

  • Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l'aube de la vieillesse, l'essentiel n'est plus tant dans ses actions que dans sa façon d'habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l'amour. À intervalles réguliers, il reçoit la visite de son frère malheureux, éprouvé par la schizophrénie. Ici se révèlent, avec une indicible pudeur, les moments forts d'une relation fraternelle marquée par la peine, la solitude et l'inquiétude, mais sans cesse raffermie par la tendresse, la sollicitude.
    À ce moment je me suis dit pour la première fois qu'il ressemblait, avec ses cheveux courts aux vifs reflets mordorés, à ce petit oiseau délicat, le roitelet, dont le dessus de la tête est éclaboussé d'une tache jaune. Oui, c'est ça : mon frère devenait peu à peu un roitelet, un oiseau fragile dont l'or et la lumière de l'esprit s'échappaient par le haut de la tête. Je me souvenais aussi que le mot roitelet désignait un roi au pouvoir très faible, voire nul, régnant sur un pays sans prestige, un pays de songes et de chimères, pourrait-on dire.
    Jean-François Beauchemin est écrivain depuis plus de vingt ans. Tous ses livres, dont plusieurs ont été récompensés de prix prestigieux, interrogent l'âme humaine, s'étonnent de la vie de l'esprit, s'émerveillent de l'activité des sens, s'émeuvent de la beauté du monde. Le Roitelet est son vingt-troisième ouvrage.

  • Du fond de sa cellule, un condamné à mort écrit les quelques pages qu´il souhaite laisser en témoignage. D´abord aux prises avec la justice des hommes, c´est aux lois de sa propre lucidité qu´il se soumet à présent. L´essentiel lui apparaît bientôt?: cette prison de pierre où on l´a mis n´est rien. C´est à une autre cage qu´il réfléchit, plus profonde et plus obscure, dans laquelle s´enferment eux-mêmes ses frères humains, et qui est l´équivalent d´un «?ajournement du bonheur?», un «?désaveu envers la terre qui porte les hommes?».
    Car ce roman allégorique, où résonne une voix intime, mais faisant alliance avec l´universel, est aussi une réflexion sur la place de l´homme dans le monde. C´est peut-être surtout, par l´évocation d´une certaine figure qui le traverse de bout en bout, une authentique histoire d´amour.
    Par le jeu de la fiction, Jean-François Beauchemin commet un crime grave qui le repousse dans ses derniers retranchements. Le lecteur, en quelque sorte invité à entrer dans l´esprit de l´auteur, partage avec lui le fruit de sa réflexion. Un livre d´une grande force, un trait de plus donné à l´étonnant portrait du genre humain patiemment élaboré depuis quelques années.

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