Alexis Ragougneau

  • " Mon roman est un portrait d'artiste mais également un portrait de femme. À travers le personnage d'Ariane Claessens, j'ai travaillé à ma propre définition de la grâce, un mélange paradoxal de force et de fragilité. Ariane en est l'incarnation. Je l'ai voulue la plus humaine possible, c'est-à-dire pleine de contradictions. " Alexis Ragougneau

    " Un jour, dans mille ans, un archéologue explorera ton refuge. Il comprendra que l'ouvrage militaire a été´ recyclé en ermitage. Et s'il lui vient l'idée de gratter sous la peinture ou la chaux, il exhumera des fresques colorées intitulées
    La Vie de David Claessens en sept tableaux. Je les connais par coeur, ils sont gravés à tout jamais dans ma médiocre mémoire, je peux vous les décrire, si vous voulez faire travailler votre imaginaire :




    L'enfant prodige choisit sa voie.
    Il suscite espoirs et ambitions.
    Le fils trébuche, s'éloigne, ressasse.
    Dans son exil, l'enfant devient un homme.
    Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s'égare.
    Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.



    Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c'est moi qui l'ai, David. Moi, Ariane, ta soeur. "

  • Une jeune femme à la robe blanche est retrouvée assassinée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. La police et Claire Kauffmann, la procureur, s'interrogent. Qui est cette morte ? Au nom de quelle abomination lui a-t-on scellé le vagin à la cire de cierge ? Sa présence lors de la procession du 15 août tenait-elle de la provocation ou de la ferveur religieuse ? Le père Kern, le prêtre de Notre-Dame, est persuadé que l'enquête fait fausse route. Pour élucider le mystère de la Madone, l'homme de foi remontera jusqu'aux racines du mal...

  • À la veille de Noël, un groupe de SDF investit Notre-Dame de Paris, revendiquant un logement pour tous. Les médias se déchaînent. Après l'éviction manu militari, le calme revient jusqu'à ce que, peu avant Pâques, on repêche dans la Seine le corps étrangement mutilé de Mouss, le porte-parole des sans-abri. Quand Claire Kauffmann, la juge d'instruction, apprend que le père Kern officiait dans la cathédrale au moment de son occupation, elle sollicite son aide pour faire éclater la vérité. En vain. Témoin autant qu'acteur, le prêtre a bien malgré lui favorisé l'intervention de la police. Perclus de culpabilité, il s'est depuis enfermé au centre Wresinski, où il inventorie les maigres biens des démunis. Elle devra se débrouiller seule... Tel un peintre d'icône, l'écrivain procède par couches, il dissipe les ombres, jusqu'à la transparence. « Le sens de l'image n'apparaît qu'une fois les visages des personnages illuminés par la vérité divine. En somme, c'est une enquête. Il s'agit de savoir qui tient quel rôle dans la composition et cela n'intervient qu'à la fin. » Il use d'une écriture précise pour pointer les maux de notre société. Il se délecte à brouiller les pistes pour offrir une oeuvre aussi envoûtante que dérangeante.

  • À l'occasion des 25 ans de la maison d'édition, les éditions Viviane Hamy vous offrent cette nouvelle signée par l'une des figures montantes du polar français, Alexis Ragougneau !

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